dimanche 24 février 2008

Heading South

24 Fevrier
Ca y est , apres les amusements touristiques des premieres semaines on entame notre migration vers le sud.
Apres un Ferry plus matinal que nous , on trouve le bus qui nous emmenera dans les semaines qui suivent , vers Melbourne , en direction de la Tasmanie.
Le trajet prendrait 3 jours de trajet mais on a decide de profiter de la "cote de saphir" , de ses dauphins ,de ses plages , bref on prendra trois semaines .
Le premier arret est dans une ville au nom imprononcable de Wollongong.
C est la neuvieme plus grande ville d Australie , pourtant , le nombre d habitant n excede pas celui d une petite ville de la province parisienne.
Le backpacker est au poil , une grande bache garde l espace collectif au frais , des Francais sont meme installes ici pour des etudes de business international.
Le nombre de cafards se compte a peine sur les doigts d une main et les filles n ont crie qu une fois pour un banal ver de terre sous la douche.
Le paradis quoi

"Ca c est l australie"* *la suite

21 Fevrier
Lumiere , soleil , le reveil n a etrangement sonne pour personne mais le coin est beaucoup plus beau de jour ; la vue se degage sur la vallee , dehors une grande terrasse herbeuse ; on decouvre un "eco lodge" spacieux et confortable.
Au mur , pourtant un tableau invitant a indiquer son itineraire , son objectif et son horaire estimee de retour en cas de ballade dans la foret , quelques panneaux invitant a la prudence rapport au fait que l endroit a le risque d inflammabilite forestiere le plus important au monde.

Dehors les fourmis sont enormes , on parcourt un livre ou l on apprend que les araignees les plus dangereuse du monde (et donc d australie) se balladent dans les parages.
Pour bien fixer les choses rappelons que ce pays chatoyant recelle aussi des serpents les plus venimeux , des poulpes les plus mortels , des meduses les plus letales , des requins les plus mangeurs d homme (meme s il sont asez rares) , de crocodiles voraces , de fourmis cracheuses d acide virulent ... meme les vers de terre ont quelque chose d effrayant. Dans les etats du nord certains mesurent aisement jusqu a DEUX METRES de long et un pouce de large.

Sur ces lectures palpitantes Sandrine nous hurle d accourir et c est hebetes qu l on observe tous les quatre un varan d un bon metre de long se dandiner en remontant les marches vers la voiture.

La journee ornithologique se fera cavernicole (les grottes de Jenolah) pour revenir a sa thematique principale puisque l on verra , en poussant un peu sur une route sans bitume des kangourous vivants en goguette ! enfin ! apres quatre carcasses eclatees sur le bord de route , ils sont en fait plutot petits et craintifs.
Nous aurons egalement l occasion de croiser un "wombat"-mort-.
Ce que l on prenait pour un gros cochon d inde est en fait large comme deux bons chiens , trappu ,et possede des dents trop effilees pour etre l herbivore qu il pretend etre.

22/23 Fevrier
Retour de notre bon vieux stationwagon a la case depart.A Sydney.Les sept jours de location sont termines.On se reprend deux jours de vacance a Mainly le temps est radical :tres chaud , et pourtant les vagues sont enormes.
Un bref tour chez mon loueur de surf prefere me fera renoncer a affiner mes talents.
"tu vois" me dit il
"ca n est pas que je n ai pas confiance , mais la derniere fois on a surfe sur des vagues qui faisaient a peu pres un pied de haut"
"cette fois ci , la plage est ferme , meme a la baignade , les vague font 6 pieds de haut ce qui ne veut pas dire qu elle sont 6 fois plus puissantes..."
"Elles le sont 20 fois plus"

Sur la plage , des nuees de touristes , jumelles au poing admiraient les pros tapper des figures impressionnantes sur des "monster rolls".

Du coup , on a fait les boutiques

"Ca c est l australie"* *en francais dans le texte

20 Fevrier
6h00 Feu !
Maillot de bain , creme solaire , lunettes de soleil , sourire emaille , je crois que j ai tout.
Le prof n est pas une prof -et il est chauve mais qu importe , il se pourrait meme que pour une premiere fois ca vaille mieux comme ca- .
D abord la theorie.
Il faut commencer par rechercher les remous et les courants.Sur la plage , l eau dessine des contours en s etalant sur le rivage.Les parties saillantes vers la plages indiquent que l eau progresse sans trop de contrainte , on cherche donc les parties qui arrivent le moins loin.On repere les remous au bout et l endroit ou les vagues se brisent (ou le sol remonte donc).C est une histoire de "riff" assez jolie a ecouter mais a laquelle je n ai pas adhere a fond ne connaissant probablement meme pas les termes en Francais.
Quand on est nul , on a une grande planche (du "huit -six" meme) , on s etale dessus direction le large, les yeux rives au repere serigraphie.le dos doit etre releve , la tete fiere scrutant les prochaines vagues cherchant a vous engloutir.
Une grande planche c est joli mais c est lourd.la ramener a l endroit adequat est ereintant surtout qund on a pas l habitude de nager.Mal cale face aux vagues on se fait laminer et ramener vers la plage rapidement ; pas assez en avant et c est le saut perilleux.
Bien cale a l endroit adequat tout n est pas encore joue.
Il faut s assoir sur la planche et , lorsqu une belle onde survient se positionner completement a l arriere de la planche pour la faire se retrourner a 180 degres vers la plage (et les baigneuses) le plus rapidement possible.
On se remet alors a plat ventre sur la planche , on prend un maximum d elan, la vague souleve la planche et le debutant -il faut encore nager une ou deux brasse- et se mettre debout vivement (en projetant les pieds en position de surf classique ) mais en restant sur l arriere .on deplace ensuite le pied avant pour qu il soit parallele a l arriere et normalement , ca y est , on est debout sur sa planche et DANS la vague. La suite consiste a marcher sur sa planche vers l avant a mesure que le nez plonge avec la vague qui se brise , les epaules , en se tournant doucement dans le sens ou l on veut aller font la direction.
Contrairement a ce qui se passe en montagne , le pied avant dirige l engin .

Voila je vous ai pris 10 mn de lecture mais ca vous epargnera un cours pas donne si jamais ca vous interesse -sinon de toute maniere vous avez deja zappe le paragraphe-

A peine le temps de se doucher que l on saute dans notre tracteur turquoise direction les BLUE MOUNTAINS. Un parc national rempli de betes sauvages et de cascades paradisiaques -les deux souvent proches l une de l autre-
Un premier arret et quelques minutes de marches nous portent vers une vue vertigineuse sur un cirque ocre ceignant une chute d eau de deux fois 120 metres de haut , le sol couvert de mousses et de lianes.
Une seconde pause nous projette pres des "three sisters" , promontoire ecorche evoquant trois formes jumelles surplombant des falaises d environ 600 metre.Le coin est touristique mais merite clairement le detour.
On se fend dune descente par le "Mountain Devil" un ancien train a cremaillere qui plonge de maniere ahurissante a travers la falaise.Le train part incline et des grillages sont fixes au dessus des touristes intrigues , mais souriants.Deux secondes plus tard le wagon semble perdu , entraine par une pente a plus de 45% (c est, on l apprendra une fois en bas la voie ferree la plus pentue au monde).Le tout stoppe dans un crissement de mort a peine deux minutes plus tard , tout en bas de la falaise.

La recherche du backpacker se fera sur une route tortueuse , perdue au milieu du parc ,de nuit.
La vieille qui nous ouvre a des valises sous les yeux et se leche les doigts englues de rouge pendant que les chiens hurlent derriere la pallissade.
On echoue finalement dans une bicoque en tole biscornue en contrebas d une route empierree qui racle sous la voiture .
Une lumiere est allumee a l interieur de la maison , vide aux dires de la proprio.
Les filles refusent la galanterie et s empressent de fermer les rideaux de cette batisse aux murs tordus qui s etire sur deux etages.Tout est en bois , les lumieres sont rares , mais une fois a l interieur l endroit est convivial : canape ,cheminee , jeux de societe , grande cuisine , lit larges.

Tout le monde s endormira pourtant rapidement.

Back in Town

17 Fevrier
Ce jour la , on emergera tard , je testerais avec delice les plus grand "bassins sales" de l hemisphere sud (il y a plein de "plus grand... "de l hemisphere sud par ici , faut dire que la concurence nest pas severe) une sorte de piscine en bord de mer qui se remplit avec la maree.
On filera ensuite vers Port Steven , un "ilot de paradis" selon notre hotesse en suivant le bus qui prenait peur en nous voyant le filer avidement malgres les feux rouges et les coups de klaxon.
Julie mantient que le port soutient a peine la comparaison avec Noirmoutier et les "dauphins par millier" de la brochure avaient du prendre le large pour une obscure raison de RTT a rattraper , mais le trajet a ete l occasion de photographier nos premiers panneux "attention kangourous" ce qui a mon avis meritait bien les 2 heures et demi de trajet.

18 Fevrier
Retour a Sydney , a KINGS CROSS le rutilant pour tenter de "negocier" le remboursement de la chambre miteuse (mais ci , celle du soir ou on a dormi dehors) avec une armoire a glace de 2 bons metre 10 , patron convaincu que le nettoyage de l immeuble a 400 dollars le jour meme de notre arrivee avait ete un modele pour des generations de deratiseurs.On en ressortira avec un cheque deja pret du montant presque total de notre investissement hotelier , une pirouette fraichement executee par votre narrateur accompagne d'une Julie en faire valoir sur bequille on ne peut plus convainquante.
Sandrine gagnera ensuite un resto en recuperant les clef de la voiture que votre meme narrateur a un peu moins glorieusement laisse echappe de ses poches
On recupere notre numero magique servant a ne pas nous faire ponctionner 40% du salaire quand on bossera et on file pour l apres midi et la nuit vers les quartiers nords de Sydney : vers MAINLY BEACH.
Mainly ressemble peu ou prou a une belle plage francaise , avec des vagues beaucoup , beaucoup plus grosses.
On se promet de revenir , le coin est sympa.
Je succombe a une lecon de surf prise pour le lendemain , mais faire le kakou , ca se paye , quand on est une bille , on se leve tot, tres tot .

On the road

15 Fevrier
Ca y est , on a reussi a decoller du backpack aux cafards , on va recuperer nos cartes bleues (d une couleur rouge douteux) et on s invente une semaine de road trip sulfureux -bananiers et langoustes - alors qu on grimpe dans notre pimpant "station-wagon" (un gros break) bleu turquoise.En sticker derriere , comme un commandement "live your dreams".

Shopping sur Bondi junction puis ballade a cote de la plage honnie de "Bondi Beach" (la ou a tous crame pour ceux qui ne suivent pas).On commence a se chercher un endroit pour dormir , il est 16h30.Deux heures de recherche vaine plus tard on rappatrie vers le centre de Sydney pour se retrouver a ...Kings Cross , mendiant n importe quoi pour eviter de dormir dehors.
Vers minuit , claques , on se trouve enfin un motel coince entre deux sex shop.Le road trip en a pris un coup mais les fille auront un matelas pour dormir. On ouvre la porte , 5 cafards nous font une haie d honneur , les draps n ont visiblement jamais ete changes depuis l ouverture de l hotel , dans la penombre on distingue une salle de bain noircie de crasse ; la tete de lit capitonee de cuir rouge dechiree par un ongle un peu trop extatique , au plafond -jauni- un ventilateur tourne , une pale est casse.
Deux secondes d hebetement , et les les filles devalent les escaliers quatre a quatre dans l autre sens.

On est dehors , avec 160 euros en moins , et il commence a faire froid.

Apres une bonne heure de recherche infructueuse on trouvera finalement refuge devant un grand musee de sydney les uns , dans la voiture , les autres dehors , sur l herbe avec des cohortes de chauve souris autour , vociferant et griffant a qui dechiquetera le palmier la premiere.

16 Fevrier
Un brin aigris on decolle a 7h30 , (on commence a peine a dechiffrer les panneaux abscons regelementant les horaires de parking) avant de s offrir le luxe d un petit dejeuner au starbuck.Avant tout , trouver un endroit pour dormir ce soir.
Un guide des backpackers et une trentaine de coups de fil plus tard, le ciel s eclaircit enfin.Ca sera chambre d hote dans une ville a 200 km de Sydney : Newcastle (non ils ne se foulent pas pour trouver des noms par ici).
On file vers le Nord , l autoroute traverse , non pas des etendues de champs cultives , d open space a la francaise mais des milliers d hectares de forets denses d eucalyptus a perte de vue.On commence a prendre mesure de la dimension sauvage du pays en s imaginant traverser a patte avec les araignees du calibre de celle qu on a croise.

Newcastle est la deuxieme plus grande ville de l etat , pourtant le centre , repute touristique tient en une -petite- rue principale.Le loft est , par contre ,superbe , rutilant , spacieux ...
Apres un session photo avec les mouettes ,n intoxiquera brievement la maison avec un barbecue d interieur et ...pouf
ZzZzZzZz...

jeudi 21 février 2008

Point mort/Embrayage...

Hi fellows !

Non ! l ouragan qui est passse au nord n a pas emporte toutes les lignes telephoniques du pays , non nous n avons pas de disparition douloureuse a vous rapporter bref rien de tangible a ce silence radio pendant pres d une semaine si ce n est le manque de temps (meme en vacance , oui) et surtout d acces internet.

Souvenons nous... nous etions encore au milieu du sulfureux quartier de kings cross en proie a nos errements de touristes debutants.

Contris a l espace reduit du dortoir et au parc a vieillards/pigeons/saoulards/nous prenons la decision Jeudi dernier de louer une voiture pour la semaine a venir.
Une incartade de 14 fevrier nous emmenera dans la banlieue nord de Sydney .Un parc national a 10 minutes a peine de la City ,accessible en Ferry , ombrage , en bord de mer.
A peine debarques du Ferry , les corps rutilants de lotions solaire , debarquement , conquerant. Au bord de la route , un zoo a touriste du coin ferme tranquilement ses portes .En contrebas ,une plage superbe.Un sentier s engoufre sous les frondaisons rutilantes de fraicheur.On s y engoufre avec delice.
Une pause.
A gauche , a droite , devant , au dessus , c est une constellation de toiles brillantes ; en plein centre , un abdomen jaune et noir et huit pattes d environ 10 cm .
Les araignees d habitude , ca nous fait marrer ; celle la moins.
Les eucalyptus sont enormes , les fougeres colossales.On a l impression d avoir perdu une demi taille.
Plus loin , un cottage au gazon a l anglaise abrite des colonies de lapins qui se dorent au soleil.

On finit par se poser sur un banc face a la mer et la city , c est superbe , donc on louppe le dernier ferry.Un couple d amoureux en goguette nous raccompagnera (merci les gens) alors que la nuit commence a tomber , que la cheville de Caro double de volume et que le parc ferme tranquilement ses portes.

mardi 12 février 2008

Sydney's "huis clos"

Bon.
Il va bien falloir vous l'avouer , on a merdes.
Insulter le soleil , en Australie , en plein ete en le traitant de petite bite n etait resolument pas une bonne idee.

"Les peaux mortes se ramassent a la pelle" disait le poete.

On se reconforte , on se soutient , on bois de l eau par bidons entiers histoire de recuperer nos 70% de masse manquante.On enfile les cremes hydratantes par paquets de douze.

L activite se resume a Dodo , creme, douche (ah nan pas moyen ca brule trop) , creme, menage (on a des jobs ! heureusement la mere maquerelle-Renee la tenanciere de l'hotel- a aussi ses quotas cotorep ) -ce qui consiste basiquement a se mettre dans la peau d une mere de famille d une cinquantaine d ados -,creme, douche (nan , toujours pas) , bouffe (passage eclair dans une cuisine collective ressemblant au kebab de la rue de la roquette) , miam , creme , dejeuner en regardant les pigeons chier au parc a 2 mn de la chambre avec les vieux Babs et les clodos du coin , lecture , creme , miam du soir ,creme, dodo.

Le craquage est proche , et dehors ...
Il fait beau.
Pays pourri

Marc
PS les eventuelles photos ayant pu etre prises durant cet episode palpitant de notre aventure etant irrevocablement censurees par le comite feminin -susmentionne comite etant , est il besoin de le rappeler trois fois superieur en nombre a mon humble personne- , aucun lien de gallerie ne sera , -meme accidentellement- revele dans ce post.
Merci de votre comprehension.

PS2
Pour envoyer un message , cliquez sur "commentaires" (il se peut qu il y ait deja 1,2,3 commentaires , cliquez la quand meme) ; sur la gauche , les commentaires deja rediges , sur la droite , laissez aller votre prose dans la case "enregistrer un commentaire" puis , recopier les caracteres biscornus dans la case verification des mots (il faut recopier exactement et sans espace les lettres tordues), enfin cliquez sur nom/url , indiquez votre plus beau patronyme (ou cliquez sur anonyme si vous etes deja fiche aux RG) puis envoyez le tout en cliquant sur "publier commentaire".
Vous pourrez lire votre commentaire en rechargeant la page et ... nous aussi